Communiqué

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22 mar 2011

Je remercie les électeurs qui m’ont apporté leur suffrage le 20 Mars dans une élection très politisée dépassant les enjeux locaux et où l’absence de l’étiquette politique d’un parti national a lourdement handicapé les candidats libres.

Il faut barrer la route au Front National et j’invite tous les électeurs à voter massivement dimanche prochain pour tous les candidats de gauche.

Calais-Nord n’a pas bougé depuis 60 ans et il est bien nécessaire d’intervenir sur ce quartier très animé de la ville, un quartier très fréquenté par les touristes. La première impression que l’on a en arrivant dans une ville nous est donnée par la qualité de ses aménagements urbains, il ne faut donc pas rater cette rénovation qui va figer le quartier pour des décennies.

La municipalité n’a pas suivi une bonne méthode: elle ne s’est interessée qu’à la place d’Armes et à la rue Royale. Il aurait fallu une réflexion sur l’intégralité de Calais-Nord. Au lieu de présenter un projet déjà ficelé, il aurait fallu engager une consultation des riverains au préalable. A partir des remarques et des besoins exprimés par les uns et les autres, établir un cahier des charges. Devant un projet d’une telle envergure, je pense qu’un concours d’urbanisme s’imposait avec la participation d’architectes locaux connaissant bien le contexte local, mais aussi d’extérieurs pouvant apporter un regard neuf sur la ville. Au lieu de cela on semble s’orienter sur un simple relookage. Il aurait fallu faire bien mieux que cela pour les Calaisiens eux-mêmes et aussi pour attirer les touristes.

Se pose aussi la question du planning des travaux. On peut espérer que les jeux olympiques de Londres en 2012 vont attirer beaucoup de monde à Calais qui est un point de passage obligé.Quand vont se dérouler les travaux? Calais-Nord sera-t-il un grand chantier pendant cette période? Souhaitons que non!

Je lis dans le magazine de la ville de Calais « Calais mag » que l’Ecole d’Ingénieurs vient d’ouvrir à l’Université et tout le monde s’en réjouit. Depuis 2005 une équipe de l’Université s’est investie dans ce projet et voit enfin ses efforts récompensés.

Le dossier qui s’appelait d’abord ISTAC (Institut Supérieur des Technologies Avancées des Communications) a été présenté à des délégués de la CTI (Commission des Titres d’Ingénieurs, qui donne son avis sur les ouvertures d’écoles). Le dossier, très bien préparé et bien soutenu par les professionnels, par les élus, a reçu un accueil très favorable. On parlait même d’une ouverture à la rentrée 2009.

C’est à ce moment-là que vient se greffer le problème de l’EIPC (Ecole d ‘Ingénieurs du Pas-de-Calais) située à Longuenesse. Au début des années 90, le patronat de ARC International(Cristallerie d’Arques) veut une école d’ingénieurs. Il a de l’argent et il crée son école sans rien demander à personne. L’EIPC est créée, c’est une école entièrement privée où les frais de scolarité s’élèvent à 4000 euros par an.

Mais au fil du temps, les finances ne sont plus ce qu’elles étaient et ARC International veut se débarrasser de son école. Comment faire? Ca tombe bien puisque l’Université veut son école et avec nos entrées au Ministère, ça va s’arranger.

S’exerce alors un chantage. Le ministère veut bien que l’Université ait son école, mais il faut qu’elle intègre l’EIPC. On peut alors imaginer que les locaux de l’EIPC vont être cédés pour un euro symbolique. Non. En plus de vouloir céder son école ARC International veut vendre ses locaux pour 10 millions d’euros! Vers qui se tourne-t-on? Vers les collectivités territoriales, bien sûr! La région mettra 5 millions d’euros et la CASO (Communauté d’agglomération de Saint-Omer) qui tient à son école mettra aussi la main à la poche. C’est comme les banques, quand elles gagnent de l’argent c’est pour elles et quand c’est la crise on fait appel à l’argent public, celui du contribuable.

Le budget de l’Université va devoir prendre en compte le fonctionnement de ces nouveaux locaux et le salaire des personnels de l’EIPC. L’Etat avait promis des postes mais pour le moment on a rien vu venir et encore une fois les collectivités doivent intervenir. En vue d’une intégration ultérieure de ces personnels, l’Université a dû geler des postes d’enseignants-chercheurs. Qu’en pensent les étudiants qui préparent une thèse et qui voient ces postes leur échapper?

Pour conclure, voyons le côté positif: une école privée est entrée dans le giron du public et les élèves paieront les droits d’inscription à l’Université comme tous les étudiants et non plus les 4000 euros de frais annuels de scolarité. Encore toutes nos félicitations et nos remerciements à l’équipe qui a instruit le dossier de cette école.

On a vu (mon article du 23 aout ci-dessous) que les dates ne signifient rien pour le Préfet du Pas-de-Calais. Il n’en est pas de même pour celui de la région Poitou-Charentes. Ce qui suit est relaté sur le site: « lexpress.fr »

La présidente de la région -Ségolène ROYAL- a signé un arrêté d’embauche le 20 novembre pour un recrutement le 16 et le texte est parvenu au Préfet le 24 novembre. Le Préfet a assigné Ségolène ROYAL en justice devant le tribunal administratif, arguant du fait que l’intéressé a exercé ses fonctions pendant 8 jours hors cadre.

Pour mémoire rappelons que le Préfet est Bernard TOMASINI, qu’il a été élu RPR et fut un proche collaborateur de Charles PASQUA. Sans commentaire.

Pour le recrutement des fonctionnaires de haut niveau dans la fonction publique territoriale, il est fréquent de faire appel à des contractuels quand aucun fonctionnaire titulaire présentant les qualités requises n’a fait acte de candidature sur un poste vacant ou créé.

C’est ainsi que lors du conseil municipal de Calais le 24 mars dernier, une délibération a été examinée pour recourir à l’embauche d’un contractuel pour un poste d’administrateur hors classe (le plus haut niveau de la fonction publique territoriale) pour coordonner la division Promotion de la ville.

En consultant sur le web le centre de gestion départemental pour avoir des renseignements sur ce poste, je constate qu’il est enregistré sous le numéro 305 et que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 25 mars. Or, la délibération est présentée au conseil le 24 mars. Comment la Maire de Calais pouvait-elle savoir le 24 qu’il n’y aurait pas une candidature de fonctionnaire le 25? Impossible.

J’interroge le 26 mars, par écrit, le sous-préfet de Calais, chargé du contrôle de légalité des délibérations. A ce jour, pas de réponse. J’interroge aussi, par lettre du 17 mai, le préfet. Toujours pas de réponse.

Conclusion: Il est inutile pour un conseiller municipal de Calais d’écrire au représentant de l’Etat, il n’aura pas de réponse. Autre conclusion: dans notre administration française, les dates ne signifient plus rien. Vous pourrez donc être tenté de payer vos impôts quelques jours après la date limite. Méfiez-vous quand même si vous n’êtes pas maire UMP.

Budget 2010

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25 mar 2010

Mon intervention au Conseil municipal:

Si on votait le budget par chapitre, je voterais oui pour certains. On ne peut pas être contre les travaux dans les écoles, dans les salles de sport, contre la restructuration de l’école Corot et contre la construction d’une salle d’athlétisme qui sera bien utile surtout quand connait les intempéries d’ici.

Il y a beaucoup de travaux de voierie dans le quartier du Beau-Marais , que vous n’avez pas choisis, mais qui ont été décidés par la précédente municipalité dans le cadre du renouvellement urbain de ce quartier. A ce propos, les immeubles du secteur Rodin ont été démolis avant les élections municipales, il y a plus de 2 ans et on ne voit toujours rien sortir de terre.Les dossiers traînent ou il n’y a plus d’argent à l’ANRU. C’est bien long, surtout quand on connait la demande de logements sociaux.

Vous allez investir 2 millions d’euros dans le Forum Gambetta, ce qui pose question: est-ce le bon endroit pour un tel équipement étant donné le peu de places de stationnement à proximité? J’entends parler d’un palais des congrès dans le cadre d’un projet d’excellence territoriale. Dans cette hypothèse-là est-ce-que le Forum Gambetta se justifie encore, ne fait-il pas doublon?

En fait, quand on parcourt la liste des investissements, on voit des opérations ici et là, du saupoudrage, mais on ne voit pas de schéma directeur, pas de projet d’aménagement de long terme. Vous êtes là depuis 2 ans et vous n’avez toujours pas de stratégie d’investissement bien définie.

Les dépenses nouvelles d’investissement s’élèvent à 41 millions d’euros.Mais on sait bien qu’en raison d’impératifs techniques, de retards dans les dossiers, d’intempéries,tout ce qui est prévu au budget n’est jamais réalisé dans l’année dans sa totalité.C’est donc bien peu au regard des 66 millions d’euros qui ont été effectivement investis en 2008.On peut donc dire que ce budget ne participe aucunement à une quelconque relance économique.

Pour le fonctionnement, les dépenses augmentent de 3,34% ce qui semble raisonnable mais c’est plus du double de l’inflation.

Mais finalement, ce qui intéresse le contribuable calaisien, c’est ce qu’il va trouver sur sa feuille d’impôt. On nous annonce 5,4% d’augmentation, mais sans tenir compte de l’augmentation des bases. L’an dernier on nous avait dit 8,5% mais avec les bases on a eu 11%, sans compter l’impot communautaire. On sera plus près de 7% que de 6.

Si on se réfère à 2008, l’augmentation sur 2 ans, en comptant l’impôt communautaire, sera supérieure à 22%. C’est trop. Beaucoup trop quand on sait que le taux de chômage dépasse 15%, que de nombreux chômeurs arrivent en fin de droits, que les salaires n’augmentent pas,que les cotisations aux mutuelles augmentent et que les retraites baissent à cause de la CSG.

Je ne voterai donc pas ce budget.

Mon intervention au Conseil municipal:

Le Ministère de l’éducation nationale veut supprimer des postes. Il y a la volonté du gouvernement de ne pas remplacer 1 fonctionnaire sur 2 qui partent à la retraite. Alors on sort la calculette. Aucun souci pédagogique, mais uniquement du chiffre. On prend le nombre d’élèves et on divise par 28. On obtient le nombre de classes. En fait on ferme des classes pour supprimer des postes. On sait bien que 28 élèves dans une classe difficile c’est énorme. Le professeur n’a pas le temps de s’occuper de ceux qui ont des difficultés.

Pour rattraper les retards scolaires, il faut du soutien individualisé et pour cela on a besoin d’enseignants disponibles.Pour l’éducation physique, il y a une possibilité: recruter des enseignants ayant une licence STAPS, leur attribuer une demi-classe et pendant leur mi-temps restant ils s’occupent des activités sportives dans les autres classes de l’école.

Nous sommes en retard par rapport aux autres pays européens pour l’apprentissage des langues. Il faut donc des enseignants spécialisés dans ce domaine et cela dès l’école élémentaire.

Les directeurs doivent  bénéficier de décharges pour pouvoir effectuer correctement leur travail. Il y a bien d’autres besoins et on supprime des postes. Je voterai contre les fermetures de classes qui sont en fait des suppressions de postes déguisées. On devrait au contraire profiter de la baisse démographique pour améliorer la qualité du service public d’éducation en gardant le même potentiel de personnels.

Mon intervention au Conseil municipal:

Pour une évidente cohérence territoriale, il aurait été bon d’ajouter la CCI de Saint-Omer. On aurait eu une seule Chambre dans le périmètre du Syndicat Mixte de la Cote d’Opale, un territoire correspondant aussi à celui de l’Université. Mais la chambre de Saint-Omer a préféré fusionner avec d’autres.

Derrière cette fusion, le vrai problème est celui de la concession portuaire. Aujourd’hui, la CCI de Calais est concessionnaire du port, qui est le fleuron de l’économie locale-rappelons qu’elle perçoit chaque année 17 millions d’euros de droits de port et plus de 600 salariés travaillent sur le port. Un port dont le trafic Transmanche est l’objet de nombreuses convoitises, au Nord comme au Sud.

La Région étant propriétaire des deux ports de Calais et Boulogne depuis 2007 il a été envisagé un moment le création d’une société portuaire pour la concession de ces deux ports. Mais une seule société ça peut signifier que les bons résultats du port de Calais comblent les déficits ( très importants ) de celui de Boulogne et on comprend les réticences du Président de la CCI de Calais qui défend avec acharnement son port et par là-même l’intérêt de tous les calaisiens.

A qui va revenir la concession? A la nouvelle chambre Calais-Boulogne-Dunkerque? Y aura-t-il un appel d’offres avec un risque de gestion privée qui remettrait en cause le statut du personnel portuaire? On ne sait pas bien, mais la vigilance s’impose, il ne faudrait pas que la gestion du port échappe aux calaisiens.

Pour revenir à la délibération, oui à la fusion parce que les élus consulaires l’ont souhaitée et parce que le siège de la nouvelle CCI est prévu dans le calaisis.Attention quand-même.Calais est à égale distance de Boulogne, Dunkerque et Saint-Omer, et pourtant le siège de l’Université s’est retrouvé à Dunkerque, contre toute logique territoriale.

NB: je m’étonne d’avoir été le seul élu à être intervenu sur cette question très importante pour l’avenir de Calais.

Le grand vainqueur à Calais est sans contestation possible l’abstention. Presque deux électeurs calaisiens sur trois sont restés à la maison. En comptant les abstentionnistes et les votes blancs, on dénombre 64% de calaisiens qui n’ont accordé leur suffrage à aucun parti. Aucune liste n’a obtenu le soutien d’au moins 8% d’électeurs inscrits. Cette abstention est beaucoup plus forte à Calais que dans le reste du département puisqu’elle n’est que de 55% (si j’ose dire) dans le Pas-de-Calais. Cette abstention croissante révèle un rejet du discours politique actuel, puisque même un parti qui a perdu des voix dit qu’il a gagné.

Comparons ce qui est comparable: les élections régionales d’aujourd’hui avec celles de 2004. L’abstention ayant augmenté, les principaux concurrents à Calais ont perdu des voix, sauf Europe Ecologie qui passe de 1650 voix à 1786. La liste ayant perdu le plus est la liste socialiste, avec plus de 2000 voix en moins et qui passe de 25,15% en 2004 à 21.77% aujourd’hui, loin du score départemental qui est de 32,75%. L’ écart avec la liste communiste s’est fortement resserré. De 1367 voix en 2004, il est passé à 225 voix. Il n’ y a pas de quoi pavoiser.

Quant au résultat de l’ UMP, la maire de Calais en seconde position sur la liste n’obtient que 16,97% des voix. Elle a du souci à se faire pour 2014.

Comme tous les républicains, regrettons le score très élevé du Front national.